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Paroles de Pros #1 - Grégory Daventure

Paroles de Pros #1 - Grégory Daventure

Publié le 08/04/2021


Paroles de pros c’est une série d’interviews mensuelles de nos anciens stagiaires de JPM
Conseil où ils nous font part de l’évolution de leur vie professionnelle après leur passage sur
nos bancs, mais également de leur vécu en formation, ainsi que de leurs conseils à
destination de nos stagiaires, actuels et futurs.

Ce mois-ci, c’est Grégory Daventure, diplômé JPM Conseil en juillet 2020, qui s’est prêté au
jeu. Si notre formation donne les clés pour devenir dirigeant de sa propre entreprise de
sécurité privée, Grégory fait partie de nos anciens stagiaires ayant utilisé leur passage chez
JPM Conseil comme un tremplin vers un poste à hautes responsabilités pour le compte
d’une grande entreprise. La preuve : il est actuellement responsable régional pour Amazon
France !


Comment vous êtes-vous retrouvé sur les bancs de JPM ?


Je viens du monde de la sécurité privée et avant cela j’ai travaillé plusieurs années dans la
police nationale. Dans la sécurité privée, j’ai plus ou moins commencé en bas de l’échelle et,
au fil de mes différentes montées en compétence, j’ai fini par atteindre le statut de
responsable d’exploitation et responsable client. J’avais donc déjà occupé des postes
d’encadrement avant mon passage chez JPM Conseil.
En revanche, étant titulaire uniquement d’un Bac et ayant pour volonté d’accéder à des
fonctions à plus hautes responsabilités, je n’avais pas d’autre choix que de compléter une
formation telle que celle proposée par JPM, ces fonctions étant très réglementées.


Vous avez donc pris un poste à hautes responsabilités après votre passage chez JPM Conseil ?


C’est exact. À la fin de ma formation chez JPM Conseil, j’ai obtenu un poste en tant que
responsable régional, pour un client qui n’est ni plus ni moins que Amazon ! Je m’occupais
de piloter la prestation de sécurité sur l’intégralité des centres de distribution en région
Rhône-Alpes pour ce client, notamment au niveau opérationnel ou en termes de qualité.
Mais à l’heure actuelle je suis en train de changer d’entreprise, dans laquelle je vais occuper
le poste de responsable d’exploitation, sur toute la moitié sud de la France. Cela va être
encore une fois pour le compte d’Amazon, mais je devrai cette fois gérer les prestations de
sécurité sur les deux tiers de l’Hexagone, de Mulhouse à Marseille, en passant par Toulouse.
Finalement cela se rapproche d’un statut de responsable régional, ou encore de responsable
de division.
En effet, non seulement les titres changent d’une entreprise à l’autre, mais la sécurité privée
est en train d’évoluer. On se retrouve maintenant avec des anciens postes qui ont gardé
certains titres, mais avec des responsabilités supplémentaires. La preuve : si un responsable
d’exploitation était auparavant un agent de maîtrise, il a aujourd’hui un statut de cadre
d’entreprise.


Avez-vous une journée type ?


Aucune journée ne se ressemble ! D’ailleurs, quand on est encadrant dans la sécurité privée
il faut impérativement être à l’aise sur deux aspects : l’anticipation et la capacité
d’adaptation. Bien sûr, vous allez commencer votre journée en ouvrant votre ordinateur, en
regardant vos mails et en vérifiant votre agenda, mais il y aura toujours une part d’imprévu
dans vos journées : une réunion ou un rendez-vous car tout ne se passe pas comme prévu à
tel endroit, un recrutement, etc.
De même, dans une même journée on peut se retrouver à faire de la planification, se rendre
à un rendez-vous client ou encore examiner le compte d’exploitation, mais si l’on doit par
exemple travailler sur un appel d’offre, celui-ci prendra le pas sur le reste de nos tâches, vu
son importance et la charge de travail que cela représente.
En résumé, certaines tâches rythment mes journées, mais je ne suis jamais à l’abri d’une
disruption dans mon emploi du temps !


Passons à votre expérience en formation. Pouvez-vous nous en partager un moment mémorable ?


Ce que je retiens le plus de la formation c’est l’esprit de solidarité et d’entraide qui a animé
la session à laquelle j’ai participé. C’était une promotion avec des profils ayant tous des
niveaux différents sur les différents thèmes abordés : certains étaient meilleurs en droit,
d’autres très à l’aise sur l’aspect financier ou encore en ressources humaines. De même,
certaines personnes partaient de très bas, tandis que d’autres avaient déjà de bonnes
notions acquises au fil de leurs expériences professionnelles. Pour ma part par exemple,
j’avais déjà de solides connaissances en droit puisque je venais de la police, tandis qu’une
autre stagiaire avait des notions très avancées en comptabilité et en ressources humaines.
On a donc finalement tous essayé de s’aider pour comprendre les choses et de se tirer vers
le haut. Niveau ambiance ça a vraiment créé un esprit de camaraderie.


Quel aspect de la formation vous a le plus marqué ?


Au moment où j’ai suivi la formation en Juin 2020, les protocoles sanitaires relatifs à la
COVID-19 imposaient encore un enseignement en distanciel. Je n’avais encore jamais suivi
de formation sous ce format-là, et pour une première j’ai trouvé cela très réussi. On pouvait
se voir, même à distance, on avait les réactions des uns et des autres, que ce soit des
stagiaires ou des formateurs. Cette formation, telle qu’elle est en distanciel, est tout à fait au
niveau pour que les étudiants puissent apprendre et travailler dans de bonnes conditions.
De plus, concernant les thématiques abordées, j’ai beaucoup apprécié l’intervention du
général Michel Commun, qui est un véritable puit de science au niveau du droit. Cela était
en partie dû au fait que je viens de la police, mais également car il aime transmettre son
savoir et que cela se ressent. Et puis dans notre corps de métier la législation ça reste la
base !


Quel est, selon vous, le plus grand enseignement que vous ayez tiré de la formation ?


Le plus grand enseignement que j’ai tiré de mon passage chez JPM est plutôt une
confirmation d’une idée que j’avais : l’école, la formation, sont là pour nous donner les bases
théoriques, mais une fois sur le terrain celles-ci peuvent se retrouver modifiées par la réalité
du marché. Et c’est quelque chose qui n’a pas manqué d’être souligné lors de ma formation :
on nous a donné les connaissances théoriques, tout en nous préparant au fait que sur le
terrain ça peut dévier à droite, ça peut dévier à gauche et que tout n’est pas exactement
comme on l’apprend.
Ce qui fait la différence une fois de retour en entreprise c’est de s’appuyer sur ce que l’on a
appris au bon moment et d’adapter la base théorique à la pratique.


Revenons à votre expérience professionnelle. Quel a été votre plus gros challenge depuis votre diplôme ?


À peu près au même moment que mes examens de fin de formation chez JPM, j’avais trois
pistes de recrutement, dont deux très intéressantes. Une était de prendre la gérance d’une
entreprise et la deuxième était de prendre la responsabilité de la région Rhône-Alpes pour
Amazon. J’ai donc choisi Amazon et ce poste a alors représenté un énorme challenge. Selon
moi, une année passée chez Amazon sur un poste à responsabilités correspond à cinq
années travaillées dans n’importe quelle autre entreprise, tant la pression et la charge de
travail est élevée. Cela fait 8 mois que j’y suis et cela fait donc 8 mois que je travaille 7 jours
sur 7. Mais il y a également une satisfaction, un accomplissement derrière tout ce travail. En
effet, nous avons ouvert un site supplémentaire du côté d’Annecy en octobre dernier et le
directeur du site est ravi. J’ai été présent pour lancer ce site là et c’est aujourd’hui un de
ceux qui fonctionne le mieux de la région, donc je pense avoir bien réussi ce challenge.


Très belle réussite ! Avez-vous un autre accomplissement à partager avec nous ?


Mon prochain grand accomplissement sera sûrement le prochain poste que je vais prendre,
étant donné que je vais gagner en responsabilités. Je vais devoir gérer une subdivision
faisant plus ou moins les deux tiers de la France, on sera donc sur une marche au-dessus en
termes de complexité. Pour l’instant, c’est un challenge qui ne fait que commencer. Nous
sommes encore loin de l’accomplissement, mais on peut se donner rendez-vous dans un an
pour en reparler !


Une dernière question avant de se quitter, quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos stagiaires actuels et futurs ?


C’est un conseil que nous donnent déjà les intervenants en formation, mais il est essentiel à
mes yeux : il est primordial d’avoir une bonne hygiène de vie. Pour réussir la formation, il
faut bien dormir et bien manger afin de pouvoir assumer le rythme soutenu : vous vous
levez à 6h, vous buvez votre café, vous vous mettez devant votre ordinateur et vous
n’arrêtez pas de travailler jusqu’à 23h. Sans une bonne hygiène de vie c’est un cap très
difficile à maintenir.

Un autre de mes conseils est de vraiment écouter les conseils des intervenants. C’est leur
métier, ils font ça tous les jours et ont vu passer une multitude d’élèves avant vous. Par
exemple, quand ils disent de se préparer et d’anticiper le travail, notamment au niveau du
mémoire technique, ce n’est pas pour rien.

Après tout, c’est un titre niveau II, donc équivalent Bac+4, donc soit on y est, soit on n’y est
pas et il faut se donner les moyens d’y être !


Merci à Grégory Daventure d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Si vous souhaitez être tenus au courant de ses actualités professionnelle, n'hésitez pas à le suivre sur
LinkedIn.
Conseils d'entrepreneurs #1 - Bien choisir le statut de son entreprise

Conseils d'entrepreneurs #1 - Bien choisir le statut de son entreprise

Publié le 09/04/2021


Une des premières étapes lors de la création de votre entreprise est bien entendu le choix du statut juridique de celle-ci. En effet, en France nous retrouvons différents statuts juridiques pour une entreprise, tous ayant des modalités différentes et leur influence propre sur la structure et le fonctionnement de celle-ci.

Il faut alors se montrer particulièrement vigilant sur ce choix, étant donné qu’il aura un impact notamment sur la fiscalité ou encore la réglementation à laquelle sera soumise l’entreprise.

On retrouve parmi ces statuts une myriade d’acronymes : entreprise individuelle, EIRL, SARL, EURL, SAS, SASU, SA, SNC… Difficile de s’y retrouver et de faire son choix lorsque l’on n’est pas déjà un habitué de la création d’entreprise de sécurité privée ! C’est pourquoi nous allons vous guider, en vous présentant d’abord ces différents statuts, puis en vous indiquant lesquels sont les plus adéquats pour une entreprise de sécurité privée.
 
 

L’entreprise individuelle 

 
L’entreprise individuelle est une forme simplifiée d’entreprise bénéficiant d’une certaine souplesse quant aux formalités de création et de fonctionnement dont doit s’acquitter son propriétaire. En effet, les seuls documents à remplir lors de la création sont le formulaire P0 de déclaration de création d’une entreprise, ainsi que la déclaration de non-condamnation pour l’entrepreneur. De plus, il n’est pas nécessaire d’ouvrir un compte bancaire professionnel pour commencer son activité sous ce statut. Enfin, il n’y a pas de distinction entre le patrimoine privé, le patrimoine de l’entrepreneur et le patrimoine professionnel de l’entreprise individuelle.
En revanche, ce dernier point représente deux inconvénients majeurs. En effet, les bénéfices de l’entreprise individuelle sont directement imposés au nom du chef d’entreprise et en cas de difficultés financières, les créanciers peuvent poursuivre l’entrepreneur sur ses biens personnels.
 
Mais, il existe un statut d’entreprise proche de l’entreprise individuelle, mais avec toutefois plus de sécurité financière : l’EIRL.
 
 

L’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée)

 
L’EIRL est proche de l’entreprise individuelle dans le sens où les démarches administratives propres à ce statut sont également simplifiées. En effet, l’entrepreneur doit uniquement remplir les formulaires P0 et P EIRL et effectuer une déclaration d’affectation, ainsi qu’une déclaration de non-condamnation pour l’entrepreneur.
Le changement principal réside en la responsabilité du chef d’entreprise. En effet, celle-ci est plus limitée que dans le cas d’une entreprise individuelle et s’arrête aux biens affectés à l’entreprise. 
Il est également possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés au lieu de l’impôt sur le revenu.
En revanche, il est obligatoire d’ouvrir un compte bancaire professionnel.
 
Comme leur nom l’indique, ces deux statuts sont à considérer lorsque vous êtes le seul entrepreneur et dirigeant de l’entreprise. Mais, lorsque vous souhaitez vous associer à une ou plusieurs autres personnes, il existe également d’autres statuts répondant à ces critères, comme par exemple la SARL.
 
 

La SARL (Société à Responsabilité Limitée)

 
Une SARL peut compter de 2 à 100 associés. Elle ne requiert pas de capital social minimum, tous les apports étant permis.
En revanche, comparé à d’autres statuts, son fonctionnement est strictement encadré par le code du commerce.
 
Une SARL est assujettie à l’impôt sur les sociétés, mais il est possible d’opter pour le régime des sociétés de personnes ; sans limitation de durée lorsque la SARL est constituée entre membres d’une même famille, et temporairement dans les autres cas.
 
Concernant le statut social des dirigeants, ceux-ci sont assimilés à des travailleurs non-salariés lorsqu’ils détiennent plus de 50% des parts de l’entreprise (SARL majoritaire). En revanche, s’ils en détiennent moins de 50% (SARL minoritaire) ou exactement 50% (SARL égalitaire), ils sont assimilés à des salariés.
 
À savoir également que le gérant majoritaire d’une SARL est redevable des charges sociales sur une partie de ses dividendes.
 

 

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)

 
Dans le cas où une SARL comporte uniquement un associé, celle-ci est considérée comme une EURL.
 
Elle est normalement assujettie à l’impôt sur le revenu, mais il est également possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés. De plus, si l’associé est une personne morale, l’EURL sera obligatoirement assujettie à l’impôt sur les sociétés.
 
Enfin, concernant le statut du dirigeant, lorsque celui-ci est également l’associé unique de l’EURL il est considéré comme un travailleur non salarié, tandis que lorsque qu’il n’est pas l’associé unique, il est assimilé à un salarié.
 
De plus, comme dans le cas de la SARL, le gérant associé unique de l’EURL est redevable des charges sociales sur une partie de ses dividendes.
 
 

La SAS (Société par Actions Simplifiée)

 
Au moins deux personnes sont nécessaires pour créer une SAS. Tout comme la SARL ou l’EURL elle ne requiert pas de capital social minimum, tous les apports étant permis. 
 
En revanche, contrairement à la SARL ou à l’EURL, le fonctionnement d’une SAS est peu encadré par le code du commerce, ce qui permet de disposer d’une certaine liberté quant à l’élaboration de son fonctionnement. Il est cependant obligatoire d’en nommer un dirigeant.
 
La SAS est assujettie à l’impôt sur les sociétés, mais elle peut également dépendre temporairement du régime des sociétés de personne.
 
À noter également qu’il n’y a pas de charge sociales sur les dividendes des associés d’une SAS.
 

 

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)

 
Une SASU est à une SAS, ce qu’une EURL est à une SARL. En effet, lorsqu’une SAS bénéficie d’un associé unique, on parle alors de SASU.
 
Elle est ainsi régie par les mêmes principes qu’une SAS, la seule différence est qu’elle est détenue par une seule personne.
 
 

La SA (Société Anonyme)

 
La SA est un statut principalement adapté aux projets d’entreprise conséquents et/ou devant être cotés en bourse.
Elle requiert au minimum 2 actionnaires (7 si elle est cotée en bourse) et au moins 37 000 euros d’apport en capital, en sachant que les apports en industrie ne sont pas acceptés sous ce statut.
Le système de fonctionnement d’une SA est beaucoup plus lourd que les entreprises sous un autre statut. En effet, elle requiert la nomination d’un président, d’un directeur général, d’un conseil administration et d’un commissaire aux comptes, et ce quelle que soit la taille de l’entreprise.
 
Tout comme la SAS ou la SARL, les bénéfices d’une SA sont soumis à l’impôt sur les sociétés, bien qu’il soit possible de dépendre temporairement du régime des sociétés de personne.
 
De plus, le dirigeant d’une entreprise est assimilé à un salarié.
 
 

La SNC (Société en Nom Collectif) 

 
Statut très peu utilisé en France, la SNC repose sur deux principes essentiels. Tout comme l’entreprise individuelle, la responsabilité des associés est illimitée. En revanche elle offre une certaine protection contre la participation de tiers, étant donné que tous les associés doivent donner leur accord concernant d’éventuelles cessions de parts.
Une SNC nécessite au moins deux associés. Ceux-ci ont la qualité de commerçants et sont considérés comme des travailleurs non-salariés, qu’ils soient gérants ou pas. Dans le cas où un gérant non-associé est nommé, celui-ci est assimilé salarié.
 
Enfin, les bénéfices d’une SNC sont soumis au régime des sociétés de personne.
 
 

Quel statut privilégier pour mon entreprise de sécurité privée ?

 
Il n’y a pas un unique statut à privilégier lorsque l’on créé son entreprise de sécurité privée. En revanche, la manière avec laquelle vous souhaitez vous développer ainsi que la présence ou non d’associés vous guideront dans vos choix.
 
En effet, si vous comptez vous associer à au moins une personne, nous vous conseillons d’opter pour une SARL ou une SAS. En revanche, si vous comptez être le seul associé de cette entreprise, il faudra vous tourner vers l’EURL, ou encore la SASU. 
 
Vous pouvez également choisir l’entreprise individuelle si vous vous lancez seul dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Après tout, elle vous permet d’utiliser les bénéfices de votre entreprise pour vos achats personnels, ce qui peut être très avantageux, mais vous devez également prendre en considération le risque que vos possessions ou fonds personnels puissent être saisis par d’éventuels créanciers.
De même, une SA n’est pas du tout adaptée à une TPE ou PME, étant donné que ce statut existe pour les projets d’entreprise de grande envergure.
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